Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de la genèse de Carnet. Pourquoi ? Parce que lorsque je présente le projet, c’est souvent l’axe par lequel je commence pour en justifier l’existence. Et si vous n’arrivez pas à choisir entre le papier et le numérique, vous vous reconnaîtrez peut-être dans ces anecdotes.

Alors, on attache sa ceinture et on voyage quelques années en arrière pour comprendre le cheminement, les essais et les frustrations qui sont derrière le projet Carnet.

La passion de la papeterie

Ça commence par là, évidemment. Le plaisir d’un joli carnet avec du papier agréable et une couverture qui inspire solidité et confiance. Le carnet qui magnifie tous vos gribouillis et tous vos croquis. Et puis, quel plaisir de prendre des notes dans des carnets. J’adore griffonner, rayer et dessiner en totale liberté. Quoi de plus satisfaisant que d’ouvrir son carnet et de relire les notes que vous avez écrites il y a une semaine, un mois, un an ? On a l’impression de faire des choses, de créer. Et ça, ça fait du bien au moral, non ?

Les limites…

Même si j’adore ça, il y a un « mais » (parce qu’il y a toujours un « mais »). Le carnet papier c’est cool mais j’aime aussi consulter mes notes partout et tout le temps sans forcément avoir besoin de sortir le carnet de mon sac. Je veux aussi y ajouter du contenu multimédia comme des photos, des liens vers des sites et il faut reconnaître qu’avec un carnet papier, bah ce n’est pas possible. Ça serait tellement pratique de pouvoir « cliquer » sur une page de son carnet papier et qu’une visionneuse d’images ou un navigateur web se lance. Mais bon, on est d’accord, ce n’est pas possible.

Les alternatives

Alors que faire ? Se résigner ? Euh… non pas de résignation. Essayons de voir comment faire pour gérer son carnet comme un pro.

Le full papier avec méthodologie

À ce moment là, je ne savais pas encore que j’avais besoin de contenu multimédia dans mes carnets. Je me dis simplement que si je n’y arrive pas, c’est que je manque de méthodologie. Je vois plein de personnes sur les réseaux qui le font et ça a l’air de changer leur vie. Entre le « bullet journal » et les carnets de projets avec des maquettes de pages, il y a l’embarras du choix. J’essaye alors de définir des templates de pages à respecter pour identifier rapidement mes contenus (nom du projet, mots-clés et titres).

On est loin du « bujo » mais ça fait le job

On est loin d’un « bujo » comme on en voit sur Instagram mais le résultat est plutôt cool pour moi. Par contre ça manque de flexibilité. Je meurs d’envie d’ajouter des photos, des maquettes 3D, des liens vers des sites web et surtout, je veux le CTRL+F. Vous savez, le raccourci clavier que l’on tape sur le PC pour faire une recherche. Mais si, le raccourci qui vous permet d’aller directement à la page qui vous intéresse sans avoir à tout lire.

Le carnet papier c’est bien, mais il me manque trop de fonctionnalités. Et je ne veux pas passer mon temps à organiser. Alors, adieu le papier ?

Le full digital

A contre cœur je teste le « full digital ». Je me dis que le numérique répond à la majorité de mes besoins. Alors c’est parti. Je me lance avec frénésie dans Evernote et quelques alternatives sous licence libre comme Turtl. Ah oui, je ne vous ai pas dit mais je suis passionné par les logiciels libres (vous ne connaissez pas ? Allez voir la définition sur Wikipédia. Je ferai un article dédié si ça vous intéresse).

Là encore, c’est cool les premiers temps. J’organise mes notes par catégories, j’ajoute des mots-clés, des liens, des images, des vidéos. Et le sacro-saint CTRL+F fonctionne à merveille.

OK, on reste en full digital alors ? C’est le bon compromis ?

Bah oui mais non… Le papier me manque terriblement. J’ai l’impression que le numérique m’oblige à une certaine rigueur. Il faut que tout soit bien rangé, bien aligné. Je passe plus de temps à « ranger » qu’à écrire du contenu. Pire, au bout de quelque temps, je recommence à prendre des notes dans mon carnet papier. Les deux supports sont « déconnectés » donc mes notes ne sont pas à jour, tant la sur la version papier que sur la version numérique. Échec cuisant…

Mixer le deux supports : la solution ?

C’est là que me vient l’idée du siècle (bon d’accord, je me calme) : et si on mixait les deux ? Une version papier, pour « jeter » les idées rapidement, synchronisée avec sa version numérique pour ajouter du contenu multimédia et réorganiser au propre. Eurêka ! Je vais essayer de faire ça avec Evernote qui permet de numériser des pages.

On s’approche de Graal :D oui c’est sûr mais il manque quelque chose.

  • Comment je fais pour retrouver facilement la page dans mon carnet papier ?
  • Je suis fainéant, je veux juste prendre en photo la page pour mettre à jour le contenu numérique. Pas envie de faire d’autres manipulations…
  • Quand je suis sur mon carnet papier, je voudrais retrouver rapidement la version numérique encore plus rapidement qu’un CTRL+F. C’est possible ?

Et ça s’arrête là ! À ce moment là, je me dis que je vais continuer à errer entre le papier et le numérique. Je crois savoir ce dont j’ai besoin mais je ne trouve pas de solution sur le marché et je me dis que je n’ai pas le temps de la développer…

Les autres solutions

Bien sûr, je n’ai pas tout testé. Je suis également tombé sur d’autres types de solutions que le manque de temps (ou d’argent) m’a empêché de tester. En voici la liste non exhaustive :

Si vous avez des avis sur ces solutions, n’hésitez pas à les partager en commentaire. Ça m’intéresse !

Un carnet de voyage et ça repart

Des envies d’espaces et de libertés

Et puis, fin 2019 une envie de voyage en van se niche dans ma tête. Le projet prend forme et le départ est prévu pour avril 2020. Et l’idée d’un carnet de voyage alliant papier et numérique revient sur le devant de la scène. Ni une ni deux (ça a été un peu moins rapide en vrai) je quitte la mission en freelance qui m’occupe 5 jours par semaine et je me décide à lancer ce projet.

Les objectifs :

  • Passer quelques mois à fond dessus pour travailler le prototype et communiquer un max dessus
  • Monter une campagne de crowdfunding pour voir si le projet plaît
  • Partir en voyage l’esprit léger

Si la campagne de crowdfunding atteint son objectif, je peux bosser sur le sujet le reste de l’année. Si elle n’atteint pas son objectif, le projet restera au stade de prototype répondant à mes besoins. Sur le papier (du carnet ahahah) ça me paraissait un planning brillant (OK OK j’ai compris, je me calme, encore). Puis il y a eu le virus et le confinement. Autant dire que ça te déglingue un planning aux petits oignons en un claquement de doigts.

Face à cette situation unique, le projet Carnet a été mis en stand-by. Quand je voyais les informations et le nombre de victimes, ça ne me donnait pas vraiment envie de me projeter. Mais la vie va reprendre et le projet également !

Conclusion

Vous en savez un peu plus sur la genèse du projet Carnet ! Si ça vous a plu, n’hésitez pas à partager un max cet article, à mettre un pouce vers le haut et à vous abonner à la chaîne ! [Bon… Vous l’avez compris, j'ai beaucoup regardé Youtube pendant le confinement. Mais quand même, vous pouvez liker XD]. Et pour en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur le site du projet : https://carnet2carnet.fr et à jeter un œil à l'Instagram : https://instagram.com/carnet2carnet_